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Biographie

Raymond Hains, plasticien français, naît à Saint-Brieuc le 9 novembre 1926 et décède à Paris le 28 octobre 2005.
Généralement associé au Nouveau Réalisme, Raymond Hains est principalement connu du grand public pour ses affiches lacérées (comme son ami Jacques Villeglé) réalisées dès 1949.

Raymond Hains fonde son oeuvre sur la photographie au contact d’Emmanuel Sougez à France-Illustration (Paris). Il produit plus d’une vingtaine de photographies hypnagogiques entre 1947 et 1951, à l’aide de verres cannelés déformants.

Dès les années 40, il découvre Max Jacob, Céline, Giono, l’ésotérisme, la philosophie de l’Inde et du Tibet... Dès lors, le livre tient une place centrale dans la constitution de l’univers de Hains, où l’artiste puise une connaissance d’érudit qui lui permet de développer sa "langue de cheval" (allusion à la langue cryptée des résistants), et tisse sur le modèle de la toile d’araignée des liens entre les références les plus savantes, les lieux, les personnes et les faits de la vie ordinaire.

Entre 1949 (année où il décolle sa première affiche) et 1954, Hains réalise de nombreuses affiches lacérées et s’intéresse de près au film. Il réalise avec Jacques Villéglé le film inachevé Pénélope (1950-54), film abstrait en couleur qui ne sera monté qu’en 1980, réalisé au moyen de l’"Hypnagogoscope" - caméra munie de verres cannelés et d’un "bain de couleurs" qui évoque "les reflets des eaux dormantes".

Proche du mouvement lettriste, Raymond Hains rencontre en 1954 François Dufrêne qui rejoint la bande des affichistes, et par son intermédiaire Yves Klein. Il participe alors à l’avant-garde de l’après-guerre, fasciné par les possibilités poétiques et visuelles de la lettre, en éclatant avec les verres cannelés le poème "Hépérile" de Camille Bryen (Hépérile éclaté, 1952). En 1957, il expose avec Villéglé ses affiches chez Colette Allendy ("Loi du 29 juillet 1881" ) et réalise ses premières tôles, puis sa première palissade en 1959, montrée à la Biennale des Jeunes de Paris.

À partir de 1959, les spéculations langagières prennent progressivement le pas sur les affiches, avec notamment les découvertes des Entremets de la Palissade ("une avalanche de crème pâtissière contenue par une pallisade de biscuits à la cuillère") puis du Seigneur de la Palice et de la ville de Lapalisse dans l’Allier. En 1961, Hains expose à la galerie J les fameuses affiches de "La France déchirée", une vingtaine d’affiches politiques lacérées par le passant anonyme, qui font allusion aux événements d’Algérie. En 1964, débute la période "italienne" de Hains qui se rend à Milan et s’installe à Venise jusqu’en 1971. Il participe à sa manière à la Biennale de 1964 avec la Biennale éclatée et inaugure le cycle des artistes SEITA et SAFFA (régies françaises et italiennes de tabac) qui produisent des pochettes d’allumettes géantes, montrées à Paris par Iris Clert en 1955. En 1970, Hains réalise l’oeuvre sonore Disque bleu, pour Saffa (45 tours), une sorte de "disque-obole" offert "par–dessus le marché de la peinture", où la voix de l’artiste se déforme en échos.

À partir des années 1970, Raymond Hains développe ses recherches "at-home", en réalisant des fiches de lecture détaillées et datées qu’il range, avec ses livres, dans des valises modèles Airbus ainsi que dans des boîtes. Ce besoin de classement participe d’un art de la mémoire qu’Hains développe au hasard de ses trouvailles : Chrétien de Troyes qu’il relit à la suite de son voyage à Troyes en Champagne ; le Marquis de Bièvre, maître du calembour au XVIIIe siècle auquel il rend hommage à la Fondation Cartier en 1986 etc... En 1976, au moment de sa première grande exposition au CNAC qu’il rebaptise "La chasse au CNAC", Hains réalise ses premières "photographies-constats" à l’occasion de l’exposition "L’art à Vinci" qui deviennent des modes d’expression à part entière à côté des grandes sculptures des années 90, comme le Piédestal de Louis XIV ou le Brise-Lames. En 1997, Raymond Hains présente à Reims le premier "Macintoshage" d’un ensemble d’une soixantaine d’oeuvres, qui rend visible les liens entre ses références grâce aux fenêtres de l’écran d’ordinateur Mac.

À propos

Des palissades aux Macintoshages, du cercle de Giotto aux bandes de Buren, de Marguerite d’Autriche à Magritte, du Louvre à Saint-Malo, Hains dex constitue autant de portes d’entrées dans l’œuvre sinueuse de Raymond Hains.

À partir d’une sélection d’œuvres issues des collections françaises de musées et FRAC, Hains dex propose une archive sous forme de cartographie dynamique des travaux de Raymond Hains, chacun qualifié par un ensemble de mots clés. Cette interface initie des directions, des sentiers possibles pour décrypter l’œuvre. Libre au visiteur de s’en écarter ou inventer la suite.

Design graphique & développement :
Élie Quintard

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